La rentrée littéraire. Ça vous évoque quelque chose? Non?
J'avoue que personnellement, avant de travailler dans le domaine, je ne savais pas trop ce que c'était non plus. Puisqu'on parle de "rentrée", on peut faire le parallèle avec la rentrée scolaire. Comme si les éditeurs avaient réservés leurs meilleurs espoirs littéraire pour les mois d'août, septembre et octobre.
C'est bien beau, mais pourquoi? Bon, on se l'avouera, l'achalandage accru en prévision des fêtes de fin d'année n'est pas étranger au concept. De plus, plusieurs prix littéraires sont décernés à l'automne, donc faire paraître un roman pendant cette période le rend accessible à cela.
Pour une personne qui travaille dans le domaine, c'est un réel plaisir de se faire inonder de nouveautés semaine après semaine, au point de se constituer une pile à lire infinie. J'ai déjà noté certains titres, donc j'ai pensé vous en parler un peu. Parce qu'avoir un vaste choix peut aussi faire en sorte que certains livres passent inaperçus et que ce serait dommage. Voici donc ma sélections de titres à ne pas manquer cet automne.
Du côté européen :
1. Les heures rouges, Leni Zumas, Les Presses de la Cité
L'histoire se situe aux États-Unis, dans un futur inventé pas si impossible à imaginer. Les avortements sont interdits, tout comme les moyens de contraception et la procréation assistée. 5 femmes différentes verront leur destin s'entrecroiser.
Comme j'ai adoré "La servante écarlate" de Margaret Atwood, j'ai très hâte de plonger dans celui-ci.
2. Le malheur du bas, Ines Bayard, Albin Michel
Dans ce premier roman suffoquant, Inès Bayard dissèque la vie conjugale
d'une jeune femme à travers le prisme du viol. Un récit remarquablement
dérangeant.
Celui-là, j'ai eu la chance de le lire au mois de juin. (Vous trouverez mon article sur le sujet ICI). Un roman dur et puissant sur les conséquences d'une agression sexuelle.
Du côté québécois :
1. Chambre 1002, Chrystine Brouillet, Éditions Druide
Hélène, chef montréalaise mondialement connue, se rend à New York
afin d'y recevoir un prestigieux prix culinaire. Sur le chemin du
retour, la tragédie frappe : elle est retrouvée inconsciente à la suite
d'un brutal accident de voiture. Simple malchance ou acte prémédité ?
J'avoue n'avoir jamais lu de livres de Chrystine Brouillet. Sans raison précise, seulement que cela n'a jamais "adonné". Toutefois, j'avoue avoir très envie de lire celui-ci. Les références culinaires mêlées à l'enquête m'intriguent et le résumé m'a accrochée. Je vais le surveiller, c'est certain!
2. Uiesh, quelque part, Joséphine Bacon, Mémoire d'encrier
« Dans Quelque part, ou Uiesh, je m'éloigne de mon territoire, parfois
je lui fais un clin d'œil puisque je ne pourrais jamais être loin,
j'angoisse parce que je suis étrangère dans ce lieu (la ville) qui ne
cesse de me rappeler qu'il est celui qui écrit ces mots. J'aimerais être
poète simplement et y croire. Il y a des départs, il y a des déjà
vécus, il y a des quelque part où je me trouve et il y a moi et mes
poèmes aux mots simples. »
Grande amatrice de poésie, on m'a vivement recommandé ce recueil de la grande Joséphine Bacon. Des mots simples et évocateurs, puissants. J'ai très hâte de l'avoir entre les mains.
3. 13e avenue tome 1, François Vigneault et Geneviève Petersen, La pastèque
Depuis que sa mère lui a annoncé au retour de l’école une nouvelle qui a
chamboulé leur existence, Alexis se demande si ça existe, des journées
comme les autres. Déraciné de son Saguenay natal et transplanté à
Montréal, où il n’a jamais mis les pieds, Alexis atterrit à Rosemont
privé de repères et désarmé face aux défis qui s’accumulent devant lui.
J'avoue développer de plus en plus mon goût pour la bande-dessinée et c'est le fait que le texte soit signé Geneviève Petersen (La déesse des mouches à feu) qui m'attire particulièrement ici.
Bonne lecture!






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