Dans ce petit livre, les deux auteures (autrices? Je ne m'habitue pas à ce terme...) ont une correspondance décousue, recensant au fil des jours leurs petits bonheurs quotidiens, leurs interrogations, leurs grandes questions. On assiste à des moments touchants, des vacances en famille, des anniversaires, mais aussi à des moments moins drôles comme le deuil d'une personne aimée, une catastrophe naturelle ou une journée particulièrement grise. Il est difficile de dire précisément de quoi parle ce livre. Il s'agit presque d'une confidence. Une incursion intime dans le quotidien extraordinaire. C'est une véritable lecture "doudou", pour réchauffer les jours de froid avec ses descriptions de plages américaines, ses intrigues de malles fermées à clés et ses questionnements sur les hommes et les oiseaux.
Dans Sauvage, on suit la jeune Tracy, 17 ans. Elle habite avec son père et son frère, quelque part en Alaska. Elle rêve de devenir musher et de gagner des courses de chiens de traîneaux. Toutefois, depuis la mort de sa mère, son père la tient loin des chiens et lui-même, qui a gagné plusieurs courses et qui est connu dans le milieu, ne s'entraîne plus. Alors Tracy passe le plus clair de son temps dans la forêt, à poser des collets et chasser. Jusqu'à ce qu'un homme lui tombe dessus un peu par hasard, la surprenne et qu'elle se défende. Jusqu'au sang.
Commence alors une traque entre cet homme, un sac récupéré dans la neige et la jeune fille. L'angoisse de devoir réfréner qui elle est vraiment, la peur de voir surgir cet homme chez elle et devoir expliquer que c'est elle qui l'a salement amoché, le deuil de sa mère qui s'avère très difficile à faire et le froid. L'impitoyable froid de ce pays.
Et quand son père, pour se donner un peu de temps, embauche le jeune Jessie pour l'aider, Tracy devient confuse. Surtout que le jeune homme ment, qu'elle le sait, mais que les autres semblent faire abstraction de ce fait. Pourquoi? Qui est Jessie, d'où vient-il et quel lien a-t-il avec toute cette histoire?
Commence alors une traque entre cet homme, un sac récupéré dans la neige et la jeune fille. L'angoisse de devoir réfréner qui elle est vraiment, la peur de voir surgir cet homme chez elle et devoir expliquer que c'est elle qui l'a salement amoché, le deuil de sa mère qui s'avère très difficile à faire et le froid. L'impitoyable froid de ce pays.
Et quand son père, pour se donner un peu de temps, embauche le jeune Jessie pour l'aider, Tracy devient confuse. Surtout que le jeune homme ment, qu'elle le sait, mais que les autres semblent faire abstraction de ce fait. Pourquoi? Qui est Jessie, d'où vient-il et quel lien a-t-il avec toute cette histoire?
Au fond d'un rang au Témiscouata, se dresse une grande maison. Centenaire, ancienne. Une des premières a avoir été construite dans ce coin du Témiscouata. À l'intérieur, au fil des années, les familles se tissent, se dénouent, éclatent.
Thérèse Beaulieu termine ses jours dans un centre pour personnes âgées, aménagé dans une des plus anciennes maisons du Témiscouata. Une maison qu'elle connaît trop bien, pour y avoir vécu beaucoup trop de choses.
Michèle et Serge arrivent de la ville pour changer d'air, pour changer de vie. Lui va retaper la vieille baraque en ruine et ils vont pouvoir y vivre. Peut-être avoir des colocs, vivre en communauté. Sa grossesse et les difficultés changeront la donne.
Marjolaine retourne dans la maison de son enfance, après avoir quitté le couvent. Elle revient au chevet de son père mourant. Une panoplie de gens se succèdent dans la maison pour serrer la main de cet homme qui a beaucoup donné, au tout début de leur village. Un homme qui a enduré beaucoup de choses aussi.
Élisabeth Beaulieu et son mari arrivent dans un rang, sur une terre à peine défrichée. Ils y construiront une maison, grande et solide, pour élever leur famille. Tout ira bien.
Je vais être honnête, j'aime énormément les éditions Alto. Je trouve qu'ils font des livres magnifiques, qu'ils se soucient du détail et il est franchement très agréable d'avoir un tel objet en main. Ceci étant dit, il ne faut pas juger un livre uniquement sur sa couverture et j'admets que malgré la superbe couverture, cet auteur me plait aussi beaucoup, c'est donc pourquoi j'ai tout mis de côté pour lire ce roman ce week-end.
Le roman est divisé en tranches de 9 ans. La première a lieu en octobre 1979 et on assiste à la visite d'un petit garçon et de sa maman à Slade House. Dans cet immense manoir victorien vivent Norah et Jonah Grayer. On y accède par une toute petite porte dans une allée froide et étroite. La porte est si petite qu'on la manque la première fois qu'on passe devant. De plus, il faut se pencher pour en franchir le seuil. Dès qu'il met le pied dans le jardin magnifique de la maison, Nathan Bishop sent une étrange ambiance. Il n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui cloche, jusqu'à ce qu'il croise son propre portrait en montant l'escalier. À ce moment, il est trop tard pour lui.
Il y a trois siècles, trois soeurs un peu trop belles aux goûts des villageoises débarquèrent dans le petit village côtier de Sparrow. Aurora, Marguerite et Hazel Swan étaient non seulement belles, mais pleines d'esprit, débrouillardes et audacieuses. Un peu trop exubérantes pour le petit village et pour les mœurs de l'époque.
Comme leur comportement libre et indépendant ne plaisait pas à tous, elles furent bientôt accusées de sorcellerie et noyées dans le port, une grosse roche attachée à chacune de leurs chevilles. Depuis ce jour, chaque année au mois de juin, les soeurs reviennent hanter le village de Sparrow en volant les corps de trois jeunes filles et en noyant chacune un homme. Pour se venger. Pour revivre. Pour faire payer les habitants de la ville d'avoir voulu se débarrasser d'elles.
C'est rare que je lis de la comédico-romance (communément appelée de la "chick-lit"). Toutefois, quand le roman est québécois et que j'ai de particulièrement grosses semaines au travail, il se peut que je me laisse tenter. D'autant plus qu'avec le soleil éclatant qui brillait pendant le long week-end de Pâques, l'occasion était toute indiquée.
Je précise qu'on m'a offert le roman, mais qu'il est important pour moi de dire que cet article demeure 100% honnête et qu'il reflète mon avis personnel seulement.
Il s'agit du second livre de l'auteure, le premier étant "Sam perd la carte". Par contre, il n'est pas nécessaire de l'avoir lu pour apprécier celui-ci. L'auteure a semé plusieurs petits résumés dans les bas de page et donc, à aucun moment dans ma lecture je n'ai sentie qu'il me manquait des pièces du casse-tête. Le roman s'ouvre sur une soirée entres copines, où Catherine, Katia et Sam discutent de leur vie amoureuse. Sam en a marre d'être seule et se prend à espérer vivre bientôt les petits désagréments de la vie à deux dont se plaignent ses amies.
Sam désespère. Bien qu'elle soit belle et bourrée de talent, elle lève le nez sur chaque homme qui s'avérerait ne pas correspondre en tout point à son idéal. Et ça en est tout un : elle veut un homme beau comme un Dieu, athlétique, ambitieux (comprendre ici : riche) et influent (comprendre ici : célèbre). Alors qu'elle est invitée par une connaissance à un week-end de party à Myrtle Beach, elle fait la rencontre de François, futur de policier de 20 ans. Le courant passe quand même bien, mais Sam croit qu'elle mérite mieux.
De retour au Québec, elle fréquente François sans motivation, flirte avec Olivier, fait même un essai avec Laurent. Pour finalement réaliser que le qu'on ne choisit pas où se trouve le bonheur, c'est lui qui nous trouve.
Mon avis
Je dois l'avouer, il m'a fallu quelques chapitres avant "d'embarquer". J'ai été plutôt déçue dans le passé par une autre auteure du même genre littéraire et j'ai toujours un peu peur de retrouver les même clichés, le même ... vide. Mais pas cette fois.
Je crois que ça fait partie de la "game", parfois, de ne pas aimer le personnage principal. Pendant un moment, Sam me tombait royalement sur les nerfs. Je la trouvais effroyablement superficielle, aveugle aux "vraies affaires", centrée sur elle-même et difficilement satisfaite. Mais au fur et à mesure de ma lecture, j'en suis venue à l'apprécier. À la trouver drôle (hilarante, même!). Elle a un caractère fort, ne s'en laisse pas imposer et possède un véritable don pour se mettre les pieds dans les plats. J'ai particulièrement aimé son amie Katia, aussi. Une drama-queen assumée qui ne s'en laisse pas imposer.
Somme toute, il s'agit d'une lecture légère et agréable, tout indiquée pour la période estivale. On ne se casse pas la tête, c'est fluide et rapide à lire, en plus d'être très drôle.
Si vous avez envie de faire la connaissance de Sam, vous pouvez vous procurer le roman - ainsi que le précédent - sur le site Leslibraires.ca en cliquant ICI.
Raphaël Bertignac est un "nettoyeur de scènes de crimes". Il se présente sur les lieux après la police pour nettoyer. Pour effacer. Pour permettre aux propriétaires de relouer l'appartement ou à l'entreprise de reprendre ses activités. C'est un emploi qui ne demande pas de réfléchir. Seulement d'être efficace et discret. Tout le contraire de ce qu'il a été.
En effet, il n'y a pas si longtemps de ça, Raphaël était journaliste pour son propre journal. Et un bon journaliste, d'ailleurs. Mais son mariage avec une actrice superficielle et de mauvaises décisions l'auront conduit au bord du gouffre. Lorsqu'il est appelé pour nettoyer l'appartement d'une jeune fille qui s'est suicidée, il retombe dans ses anciennes habitudes. Que ce soit à cause de l'arme du crime, du décor, ou du fait que la jeune femme ait tenté de s'arracher les yeux avant de s'enlever la vie, Raphaël sait que quelque chose cloche. Puis cette mention de "Nosferatu", mot roumain faisant référence aux vampires et au Diable.
Rapidement, Raphaël fait le lien entre ce suicide et la découverte, quelques mois plus tôt, du cadavre d'un jeune homme complètement éviscéré, certaines parties du corps dévorées. Quelle force obscure oeuvre ici? Vampires, cannibales ou le Diable en personne? L'ancien journaliste est bien décidé à le découvrir.
Celui-ci, j'avais hâte de le lire! Probablement parce que le sujet me touche personnellement (l'infertilité), mais aussi à cause du contexte. L'auteure est africaine et l'histoire se passe au Nigéria dans les années 1980. Yejide et Akin vivent une magnifique histoire d'amour depuis qu'ils se sont rencontrés à l'université. Coup de foudre mutuel, ils savaient tout de suite qu'ils étaient fait l'un pour l'autre. Dans une société en évolution, mais toutefois ancrée dans les valeurs traditionnelles, ils se sont promis l'exclusivité. Bien que la polygamie soit courante et même encouragée dans ce pays, Yejide n'en veut pas. Akin est à elle et elle seule. Son mari partage son opinion et ils vivent leurs premières années de mariage dans le bonheur total.
Jusqu'à ce que...
Isabelle est journaliste pigiste, l'amoureuse du beau Jean-Michel et la maman de Rémi et Simone. Elle aime son conjoint et ses enfants, mais parfois, sa vie est trop. Juste trop. Elle ne se souvient plus de la dernière fois qu'elle a prit du temps pour elle. Oh, son conjoint veut bien l'aider, mais elle doit quand même lui faire une liste de ce qu'il y a à faire. C'est ELLE qui doit prendre les décisions, organiser, penser à ce qu'on va manger pour souper, au cadeau à avoir pour la fête d'amis de samedi, à racheter du savon pour le lave-vaisselle, etc.
La charge mentale, pour Isabelle, c'est un poids impossible à porter. Ça, et la critique constante des autres mères. Dans la société d'aujourd'hui, on doit être une mère exemplaire, parfaite. Avoir l'air de sortir de chez le coiffeur tout en allaitant le petit dernier d'une main et cuisinant un dîner à faire baver un chef de l'autre.
À propos
Christine
Libraire
Libraire, auteure, amoureuse des animaux. Un peu obsédée par les plantes vertes. Très mauvaise skieuse. En savoir plus
Les plus consultés
-
Nous sommes en 2073. La plupart des arbres sont morts de maladies, plus aucune culture ne pousse naturellement et à peu près tout ...
-
Si vous aimez la poésie, vous serez servis avec ce petit roman de l'auteur Jonathan Bécotte. C'est l'histoire d'une ...
-
Tama était une petite fille quand sa maman est décédée, sa mère qui lui répétait constamment qu'elle était un ange. Elle était encor...
Libellés
ados
(44)
amitie
(26)
amour
(100)
anglais
(4)
article
(2)
aventure
(8)
bande-dessinee
(2)
chick lit
(22)
comedie
(9)
contes interdits
(2)
coup de coeur
(24)
couple
(18)
deception
(1)
deuil
(1)
disparition
(7)
ecosse
(3)
enfants
(29)
enquete
(12)
erotique
(5)
ete
(8)
Famille
(45)
Feel good
(1)
féminisme
(2)
fratrie
(12)
geek
(2)
genre littéraire
(1)
guerre
(8)
historique
(14)
hiver
(3)
horreur
(4)
humour
(7)
infidelite
(9)
Jeunes Lecteurs
(2)
jeunesse
(47)
lecture d'ete
(3)
litterature
(99)
livres
(4)
magie
(5)
maladie
(9)
mariage
(19)
medecine
(5)
mensonges
(10)
mere-fille
(11)
meurtre
(14)
mort
(37)
musique
(2)
nature
(1)
nouvelles
(3)
pere-fille
(11)
peur
(4)
poesie
(3)
policier
(12)
premier amour
(3)
psychologique
(8)
quebecois
(42)
relations amoureuses
(15)
roman
(68)
romance
(2)
royauté
(2)
sci-fi
(7)
secrets
(13)
sport
(1)
suicide
(6)
suspense
(13)
temps
(1)
Thrillers
(23)
travail
(8)
viol
(2)
violence
(16)
voyage
(8)




